Seulement 40 % des patients hypertendus suivent un traitement
Seulement 40 % des patients hypertendus reçoivent un traitement, a indiqué dimanche le président de la Société tunisienne de néphrologie, dialyse et transplantation, le professeur Habib Skhiri, mettant en garde contre le lien étroit entre l’hypertension artérielle et les maladies rénales.
Dans une déclaration à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’hypertension, célébrée chaque 17 mai, il a précisé qu’environ 2,4 millions de personnes en Tunisie souffrent d’hypertension. Parmi elles, seulement 49 % sont diagnostiquées, et à peine 16 % des patients atteignent l’objectif thérapeutique.
Ces données, issues de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport publié en 2025, indiquent un taux de prévalence de 36 % chez les 30–79 ans en Tunisie, contre 34 % au niveau mondial, a-t-il rappelé.
Le spécialiste a souligné que cette maladie, bien que facile à diagnostiquer, reste largement sous-détectée et constitue l’une des principales causes de décès ainsi qu’un facteur majeur de maladies cardiovasculaires.
Il a également appelé les personnes à risque — diabétiques, obèses, stressés, fumeurs, personnes âgées de plus de 65 ans, femmes enceintes ou ayant des antécédents familiaux — à surveiller régulièrement leur tension artérielle.
Enfin, il a recommandé l’adoption d’un mode de vie sain, incluant une alimentation équilibrée, une consommation accrue de fruits et légumes riches en potassium, ainsi que l’arrêt du tabac et de l’alcool et la pratique d’une activité physique régulière.
La société savante organise par ailleurs une journée nationale de dépistage et de sensibilisation ce dimanche, avec des consultations gratuites et des campagnes d’information dans plusieurs régions du pays.